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Hydro-Québec, appel d'offres A/O 2009-02, Éolienne

« Pas question d'arrêter » répond M. André Pion, conseiller municipal de Bedford Canton et principal promoteur du projet du parc d'éoliennes  « Rivière aux Brochets »

L'Association de Vigilance Éolienne du Québec (AVEQ) a déposé aux assemblées ordinaires des municipalités concernées un rapport de 99 pages effectué par l'Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ) et a exigé que cela soit annexé aux présentes des procès-verbaux.

L'AVEQ souligne que ce rapport publié à même les impôts des contribuables n'est pas une étude sur une population donnée  et en aucun temps ne dresse le portrait d'un suivi effectué auprès d'une ou des  populations habitant  à l'intérieur ou à proximité d'un parc industriel d'éoliennes comme le recommande, depuis plusieurs années, le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).

Ce rapport s'inscrit plutôt dans la foulée des rapports auxquels nous sommes habitués de recevoir de la Canadian Wind Energy Association (CanWEA), groupe Canadien qui fait la  promotion de l'énergie éolienne. Ce type de rapport consiste à effectuer une revue de littérature scientifique sur différents sujets, comme le bruit, les infrasons, les effets stroboscopiques, les champs magnétiques... et de faire part de leur conclusion. En isolant ainsi chacun des sujets, les conclusions s'avèrent contradictoires et erronées.

Les bruits causés par les éoliennes sont constants, contrairement aux bruits engendrés occasionnellement par un train, un avion, une radio, un moteur en marche... Ce qui les rend d'autant plus nuisibles. Essayez d'imaginer votre maison qui devient une caisse de résonance,  comme un instrument de musique qui ne cesse de vibrer.

 L'AVEQ croit à l'urgence d'allouer des sommes d'argent à la réalisation d'une étude indépendante multidisiplinaire afin de pouvoir dresser un portrait plus juste de la situation des citoyens vivant dans un parc industriel d'éoliennes.

Ce rapport démontre clairement le manque d'information et d'étude appliqué à l'énergie éoliennes des termes comme « aucune donné disponible », « manque de preuve scientifique », aucun registre de plainte indépendant, discordance entre le discours et les conclusions, discordance entre les différents intervenants, Organisme Mondial de la Santé (OMS) et les différents rapports cités dans l'étude.

Ce rapport ne fait que conforter notre demande, qui dans les faits se retrouve dans le rapport 109 du Bape « de ne pas installer de parc éolien en milieu habité».

La population n'a pas à être les cobayes du développement éolien. Des études indépendantes doivent donc être entreprises avant de poursuivre  le développement de l'énergie  éolienne  en milieu habité.

Cette étude fournirait des données essentielles à la mise en place d'une réglementation beaucoup plus appropriée que la norme industrielle du MDDEP 98-06 qui ne tient compte que du bruit audible, soit 40 db la nuit et 45 db le jour.

Les distances séparatrices entre les éoliennes et les habitations ne sont basées sur aucune données et études scientifiques complètes, puisque l'ensemble des bruits produits par une éolienne, les sons de basses fréquences, les effets stroboscopiques, les champs magnétiques, les tensions parasitaires et l'effet cumulatif de toutes ces données, multipliées par le nombres d'éoliennes situées à proximité des habitations n'ont jamais fait l'objet d'aucune étude.

Sachez qu'au Vermont, la distance séparatrice a été règlementée à 2 km des maisons. Or, dans la MRC Brome Missisquoi, les élus ont inscrit,  en 2007 une distance séparatrice... de 500 m.

Dans une déclaration à un journaliste M. Pion, conseiller municipal et promoteur mentionne: « Si quelqu'un tombe malade à cause des éoliennes, il peut toujours déménager, mais un agriculteur ne peut pas déménager sa terre; nous sommes donc doublement conscient des enjeux ».

L'AVEQ est outrée de ce commentaire déplacé et erroné car un agriculteur peut toujours relocaliser sa famille, bénificier faut-il le rappeler, des revenus découlant des éoliennes plaçées sur sa terre, (comme c'est le cas pour certains fermiers de l'Ontario) tout en continuant de cultiver cette terre sur laquelle, soulignons-le  il n'habiterait plus.

Mais qu'en est- il du citoyen?

Quelle sera la valeur de sa propriété?

Qui le compensera ?

Quels seront  ses recours et qui le dédommagera?

Assisterons-nous au rachat des propriétés par l'exploitant avec clause de confidentialité comme c'est le cas ailleurs dans le monde et même chez-nous au Canada?

Nos municipalités subiront-elles une baisse de leur valeur foncière?

Est-ce que les citoyens sont prêts à assumer les immenses risques financiers que semblent vouloir prendre les  municipalités  ?

Comment se développeront  nos municipalités si on modifie  la vocation de notre territoire rural agricole en zone industrielle de production d'énergie ?

Appelons  un chat, un chat: ce qui est proposé à la population n'est pas un parc pour amuser les enfants, mais bien un parc INDUSTRIEL de production d'énergie en milieu habité d'une capacité suffisante pour alimenter 25 000 foyers, lorsque les vents attiendront 12 m/s.


En conclusion, contrairement à M. Pion, porteur du projet qui déclare « Pas question d'arrêter ».
Nous répliquons qu'il y a maintenant  des risques connus pour la santé.

Dans une perspective  de développement durable, un tel projet ne peut se réaliser.

Tel que stipulé par la  loi du Développement durable chapitre II, article 6:



Les principes:

« Santé et qualité de vie
» : les personnes, la protection de leur santé et l’amélioration de leur qualité de vie sont au centre des préoccupations relatives au développement durable. Les personnes ont droit à une vie saine et productive, en harmonie avec la nature;

« Participation et engagement
» : la participation et l’engagement des citoyens et des groupes qui les représentent sont nécessaires pour définir une vision concertée du développement et assurer sa durabilité sur les plans environnemental, social et économique;

« Prévention »
: en présence d’un risque connu, des actions de prévention, d’atténuation et de correction doivent être mises en place, en priorité à la source;

« Précaution
» : lorsqu’il y a un risque de dommage grave ou irréversible, l’absence de certitude scientifique complète ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l’adoption de mesures effectives visant à prévenir une dégradation de l’environnement »

L'AVEQ croit qu'il est grandement temps que toute notre collectivité envoie un message clair à nos élus qui, rappelons-le,  agissent présentement comme les PROMOTEURS du projet . « On doit cesser immédiatement tout développement de parc eolien industriel en milieu habité. »



Association de Vigilance Éolienne du Québec (AVEQ)

Carole Dansereau, membre de l'AVEQ

Fabien Poirier, 

Comité de documentation, revue de presse

infoaveq@gmail.com

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