Communiqué de
presse
Le jeudi, 7
janvier, 2010
Le projet de
station de pompage à Dunham
Plusieurs ont
entendu parler du projet de station de pompage prévu à
l’intersection des rues Favreau et Childerhouse à Dunham. Le
projet de Portland-Montréal Pipeline Ltée (PMPL) prévoit
la construction d’une nouvelle station de pompage, afin d’inverser
le flot de pétrole entre Montréal et Portland.
Déjà
existant depuis 1950, le flux actuel part de Portland, dans le Maine, pour
approvisionner les raffineries de Montréal. L’inversion d’un
oléoduc de 18 pouces est dans le but de réexpédier du
pétrole bitumineux de l’Alberta vers Portland pour être
envoyer en raffinage chez Exxon Mobil au Texas. Voici une brève
chronologie d’événements clés de ce dossier ainsi
que des arguments soulevés par des citoyens engagés.
Chronologie :
Il existe divers arguments contre le projet de station
de pompage. En voici quelques-uns ayant été soulevés lors
de l’évolution du dossier :
1. L’argument
environnemental : le pétrole provenant des sables bitumineux est
exploité d’une manière non-durable et un moratoire devrait
être instauré jusqu’à temps que des plans
d’exploitation durable puissent être mis en place.
2. L’argument
de sécurité environnementale : le risque d’un
déversement potentiel pourrait contaminer le sol et l’eau, de
façon particulièrement alarmante le Lac Davignon qui fournit
l’eau de la ville de Cowansville et est directement en aval du site
proposé pour le projet.
3. Les
questions posées lors de l’audience de la CPTAQ du 24
février ont démontré que l’emplacement
géographique peut provoquer un écoulement en cas de fuite mineure
indétectable vers les sources et nappes phréatiques.
4. L’argument
de l’absence d’un cadre législatif adéquat pour la
protection de l’environnement : des décisions du BAPE au palier
québécois ont été outrepassées, comme cela a
été le cas dans le dossier Rabaska et, de plus,
l’Office national de l’énergie au niveau canadien n’a
JAMAIS refusé un projet d’oléoduc ou de station de pompage
dans son histoire. À cet égard, le CEDunham va partager des
informations avec un groupe de citoyens de l’Est de Montréal nommé
AGIIRR. Ce groupe, qui est aussi concerné par le projet qui nous
préoccupe, reçoit l'appui d'un député de
l'Assemblée nationale, ce dernier projette d'ailleurs de
présenter un projet de loi relatif aux risques
environnementaux.
5. L’argument
de la sécurité énergétique : l’inversion du
flot du pétrole de Montréal vers Portland coupe l’Est du
Canada de l’approvisionnement en pétrole autre que le
pétrole des sables bitumineux de l’Ouest. Puisque le Canada de
l’Est importe 85 % de ses produits pétroliers, c’est un
non-sens de limiter sa propre capacité d’approvisionnement.
6. L’argument
économique : le pétrole brut exporté n’est pas sujet
aux redevances attribuables à un produit raffiné, ce qui signifie
des pertes pour tous les Canadiens et encore plus pour les Québécois
qui perdront des emplois dans le secteur pétrolier à
Montréal.
7. L’argument
agro-touristique : le risque possible de contamination de l’eau pourrait
diminuer l’attrait touristique de la région. Cet argument peut
être envisagé puisque l’exemple d’un avis de
santé publique pour des algues bleu-verts au Lac Brome ayant eu des
impacts négatifs au niveau touristique a fait amplement les
manchettes.
Plusieurs
arguments existent, mais une certitude est que la mobilisation citoyenne dans
ce dossier sera décisive. Un exemple de jurisprudence intéressante
au dossier du projet de station de pompage est celui du jugement de la Cour
Suprême du Canada en faveur de la ville de Hudson en 2001 : 114957
Canada Ltée (Spraytech, Société d’arrosage) c. Hudson (Ville). Alors
veuillez vous informer et vous impliquer!
Christelle
Bogosta
Candidate NPD investie pour Brome-Missisquoi
Membre invitée du CEDunham
Résidente de Bedford
450-248-0233