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Le pont des Soupirs » de Frelighsburg
Le
représentant de la MRC a admis qu’une
étude sérieuse des causes de
l’inondation récurrente auraient du être entreprise,
et que cela n’avait pas été fait
EDEN MUIR, FRELIGHSBURG, 2009/09/11.
Lors
de la réunion du 3 septembre 2009 à la Mairie, il a
été rappelé aux ingénieurs de ponts que la
Rivière aux Brochets passe sous cinq ponts avant de se rendre au centre
de Frelighsburg. La taille du jambage de ces ponts augmente à commencer
par 8 pieds au lac Carmi, jusqu’à 65, 70, et même 90 pieds
selon que la rivière prend du volume. (Ill.2.) Quand la crue des eaux
atteint le pont Adélard Godbout, cependant, elle est contrainte à
un goulot de 38 pieds, ce qui entraine un refoulement des eaux et
l’inondation du haut du village. Les ingénieurs se sont
montrés sceptiques. Ils ont répondu qu’ils n’avaient
pris en considération que les conditions locales pour l’étude
du débit d’eau virtuel (débit de conception) du site
d’un pont et le reste de la vallée de la rivière
n’offrait aucun intérêt pour eux.
Un
résident a posé la question évidente : pourquoi ne
pas augmenter d’une façon significative l’espace entre les
piles du pont pour augmenter le volume du flot. L’examen du site montre
que peut-être il serait possible de gagner 10 pieds de largeur,
simplement en repoussant les piles. Aucune maison ou terrain n’aurait
à être sacrifié.
Les
ingénieurs ont répondu qu’il ne le feraient pas parce que
leur modélisation informatique indique qu’il n’y a aucun
rapport entre l’inondation en amont et l’ancien ou le nouveau pont
. (Ill.4.) Les résidents ont objecté qu’ils ont souvent eu
le témoignage que le pont faisait office de barrage entravant
l’écoulement du flot des eaux. En fait, (Ill.3.) il est clair que
même une crue modérée crée une rivière plus
large que l’envergure du pont et que les eaux ont de la difficulté
à passer au travers.
Les
ingénieurs, cependant, n’ont pas semblé être
affectés. Ils ont utilisé leur modélisation comme preuve
que le pont ne cause qu’une élévation du niveau de
l’eau de 3/4 de pouce dans les inondations annuelles et de 4 3/8 pouces
tous les 100 ans (période de retour).
En
fait, le nouveau dessin du pont agrandit légèrement
l’espace contenu sous le pont. En multipliant la hauteur sous le pont par
la largeur, l’ouverture est actuellement de 39.7 mètres
carrés. Le nouveau pont est plus haut et juste un peu plus large, avec
49.2 m2 d’espace pour le passage de l’eau en dessous. Cependant, la
plus grosse partie de l’augmentation provient d’un rehaussement de
la sole.
Plusieurs
résidents ont essayé de faire comprendre aux ingénieurs
que l’augmentation de l’espace en hauteur n’empêchera
pas les inondations – si l’eau monte jusqu’à atteindre
la sole du pont, la ville subira déjà en amont une inondation
désastreuse. L’eau atteindrait déjà le marché
Tradition et inonderait la rue principale, comme cela a déjà eu
lieu dans le passé. Le parc récréatif serait aussi sous 4
pieds d’eau. (Ill.5, 6.) Les ingénieurs n’ont pas
semblé vouloir tenir compte de cet élément crucial.
La
vitesse du flot est de 2 mètres à la seconde : le volume
d’eau qui peut passer en une seconde est 39.7m2 x 2m/sec soit environ
80m3. Le nouveau pont devrait augmenter à 98m3/sec. Les
ingénieurs prétendent que 88 m3 représente le besoin pour
les inondations intervenant tous les 25 ans, donc le nouveau dessin est
suffisant. Mais, à nouveau, la plus grande partie de ce gain
d’espace est situé vers le haut et si le niveau d’eau monte
aussi haut que cela, nous serons déjà « submergés
»! Ce que nous avons besoin, c’est de l’espace en bas.
Nous
dire que rehausser le pont va nous aider est comme de raconter aux
Vénitiens qu’en élevant le Pont aux Soupirs de quelques
pouces, l’inondation annuelle de la Place San Marco sera
évitée! (Ill.1.)
Finalement,
la réunion était un triste rappel du gouffre immense entre des
ingénieurs bureaucrates, armées de leur modélisation
informatique et les résidents de longue date, réfléchis,
qui ont été témoins oculaires des années de
dommages que les inondations ont provoqués dans les
propriétés alentour. Les payeurs de taxes concernés ont soupiré de
résignation. Ils recherchaient simplement une vraie solution, mais ils
furent radicalement déboutés comme des personnes sans importance,
sans obtenir l’appui qu’ils auraient du recevoir des
représentants qu’ils ont élus.
Le
représentant de la MRC a cependant admis qu’une
étude sérieuse de toute la vallée et des causes de
l’inondation récurrente auraient du être entreprise pendant
les deux ans de dessin et de négociation entre le maire et les
ingénieurs, et que cela n’avait pas été fait. Puis,
sans doute en réalisant combien tardive serait une recommandation de la
MRC pour une étude, il a ajouté que seule la Municipalité,
non la MRC, pouvait entreprendre cela. La Maire, assis juste à
coté n’a pas dit un mot.
L’un
des ingénieurs, visiblement impatient et frustré par les
questionnements des résidents sur le dessin du nouveau pont, eut recours
au refuge favori des politiciens : la sécurité. Leur
préoccupation directrice, expliqua-t-elle, était la
sécurité, en laissant sous-entendre que le pont actuel
représentait un danger imminent. Il y eut d’autres soupirs
d’exaspération, et l’un des résidents marmonna que si
la structure était vraiment en état de se rompre, alors pourquoi
le Ministère des Transports avait-il permis à 700 camions pleins
de gravelle et d’asphalte de passer sur le pont dans les dernières
semaines pour la réfection du Chemin Richford?
La
construction de notre pont de $1.4 million est en cours maintenant, comme ils
disent la preuve interviendra « dans la pratique ». Vous pouvez
être assurés que, comme à Venise, il y aura foule autour du
pont à chaque inondation, avec l’intention de faire une marque sur
la plaque de cuivre indiquant le niveau maximum de l’eau.
Ces
informations proviennent des notes prises lors de la réunion du 3
septembre.
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